Pourquoi engager un copywriter natif par langue ?

Malgré les solutions à portée de clavier, de nombreuses marques communiquent encore très maladroitement dans les langues différentes de la leur. Inversément, d'autres comme Burger King sont passées maîtresses dans l'art de délivrer des campagnes parfaitement localisées, jouant avec les mots et devenant par la même occasion de véritables machines à buzz. Pourquoi ?



Je suis passé de passionné d’écriture à traducteur professionnel sans avoir de diplôme universitaire en langues. En fait, mon histoire d’amour avec la rédaction web a commencé il y a quelques années par un job de copywriter chez Veritas, une marque belge d’accessoires de mode (cliquez ici pour la découvrir). Le siège social de Veritas est néerlandophone, et je parlais très peu le flamand, même si je le comprenais.

J’ai commencé à traduire, disons plutôt transcréer, le contenu de Veritas après que les responsables Marketing aient compris l’importance cruciale de faire appel à un copywriter natif pour communiquer en français avec leurs clients francophones.


Pourquoi moi et pas Google Translate ?


40 % de la clientèle de Veritas s’exprime en français. Faire appel à des solutions de traduction approximative pour communiquer, c’est courir le risque de perdre 40 % de son marché. La première règle pour attirer et garder un client, c’est de lui prouver qu’il est important, au moins assez pour que vous vous adressiez à lui parfaitement dans sa langue natale.

C’est aussi simple que ça : si vous voulez gagner la confiance de votre client, et lui procurer cette sensation d'être un V.I.P au pouvoir de conversion magique, vous DEVEZ communiquer avec ses codes. Aussi serviable soit Google Translate, il ne vous sera d’aucune aide quand vous devrez traduire la description de produit de la « Louloute pop », une petite poupée destinée aux enfants.

Si, si, je vous jure que c’est vrai…



Copywriter natif ou traducteur multi-tâches ?


On peut être un excellent éclairagiste de spectacle sans avoir une once de talent pour la mise en scène. Eh bien, c’est la même chose en rédaction web : vous pouvez, en tant que traducteur, maîtriser la grammaire d’une seconde langue à la perfection, ça ne remplacera pas la faculté de refléter la culture d’un pays dans vos mots (le boulot du copywriter).



Parvenir à captiver une audience en utilisant les termes qui feront mouche demande avant tout de l’empathie et de la créativité.


Même s’il faut se méfier des généralités, je suis d’avis qu’il est difficile d’égaler le niveau de langage d’un copywriter natif. Jouer avec les mots dans une autre langue est extrêmement délicat, et les références culturelles sont d’une grande importance quand on veut toucher l’audience la plus large. Je reste donc convaincu qu’une entreprise fait une bonne opération en faisant appel à un copywriter natif par langue avec laquelle elle souhaite communiquer.


Souvenez-vous des 40 % de marché à retenir : le salaire d’un professionnel de l’écriture est bien dérisoire au regard des pertes potentielles qu’occasionnerait une négligence de près de la moitié de votre clientèle-cible.


3 étapes pour parler la langue de votre public-cible


1) Définissez votre client et votre marché (on ne le répétera jamais assez ) : qui visez-vous, quels sont les mots-clés de votre client idéal, quelles sont ses habitudes ?


2) Rédigez un plan de communication dans votre langue maternelle et détaillez en profondeur le ton que vous souhaitez donner à votre marque : subtilités, références culturelles, degré d’audace, jeux sur les mots, niveau de langage urbain, champ lexical...


3) Faites appel à un copywriter natif pour chaque langue dans laquelle vous souhaitez communiquer. Prenez le temps de discuter avec lui du ton à donner à votre contenu : un bon briefing de départ vous fera économiser beaucoup d’argent.




Croyez-en mon expérience de natif de Belgique, le pays microscopique aux trois langues

nationales : les sociétés qui essaient désespérément de trouver LE copywriter trilingue parfait passent énormément de temps à le chercher. Utiliser les 3 étapes-clés ci-dessus vous permettra de dénicher les bonnes personnes à qui confier votre contenu. Quant à vous, vous pourrez vous consacrer sereinement à d’autres tâches essentielles.


Et vous, comment gérez-vous votre copywriting en langues étrangères ? Si vous êtes un.e rédacteur.trice web qui parle plusieurs langues, comment abordez-vous vos projets de transcréation ? Faites-moi part de vos expériences et de vos avis sur le sujet en commentaire sous cet article ou sur la page Facebook de Ludwig Copywriting.


N’hésitez pas aussi à partager cet article s’il vous a plu. :)


Rendez-vous très vite pour un nouveau post !

Ludwig

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